CARMAUX - CM : 26/03/2015

DONNER DU SENS AUX ACTIONS MUNICIPALES

DONNER DU SENS AUX ACTIONS MUNICPALES

 Le gouvernement s’enferre dans une stratégie de baisse des dépenses publiques et sociale, qui a des répercussions néfastes sur l’activité, l’emploi et la cohésion sociale. Il utilise le produit attendu de cette politique d’austérité pour diminuer les impôts, et tout particulièrement les impôts des entreprises. 

 L’objectif affiché de réduire les déficits publics s’avère impossible à tenir du fait d’une politique qui est porteuse d’une logique récessive. 

 Ayant accepté le Pacte budgétaire imposé par l’Europe, alors que le président de la République s’était engagé à le renégocier, il refuse une vraie rupture de politique économique. 

 L’échec est patent, mais le gouvernement persiste et signe. Cet échec de la politique budgétaire s’inscrit dans un cadre plus large, celui du mode d’accumulation néolibéral et plus globalement du capitalisme productiviste qui épuise le travailleur et la nature.

 

 

 

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Le budget 2015 est lui basé sur une hypothèse de croissance de 1 % du PIB en 2015, contre 0,4 à 0,6 % escompté en 2014. L’objectif de déficit public est fixé en 2015 à 4,1% du PIB, il sera très probablement de 4,5 % en 2014 selon la dernière estimation gouvernementale.

 Pourtant, si l’on considère l’évolution de cet indicateur depuis les années 1960, force est de constater que, malgré l’ensemble des politiques économiques engagées par les gouvernements successifs depuis la fin des Trente Glorieuses, principalement d’inspiration libérale, le taux de croissance moyen du PIB par décennie n’a cessé de décroître.

 Augmentation du PIB au cours des décennies ;

 - 1960 - 1969 : 5,6%

 - 1970 - 1979 : 3,7%

 - 1980 - 1989 : 2,2%

 - 1990 - 1999 : 1,9%

 - 2000 - 2009 : 1,5%

 - 2010 - 2013 : 0,8%

 

 En 1972,  déjà, le rapport du Club de Rome pointait les limites de la croissance et du productivisme. Depuis, l’analyse a été enrichie par de nombreux scientifiques (économistes, biologistes, physiciens, sociologues, agronomes, historiens, …) étayant leurs recherches dans les champs environnementaux (chute de la biodiversité et appauvrissement des sols, épuisement des matières premières, pollutions toujours plus nombreuses, raréfaction du foncier, augmentation des émissions de gaz à effet de serre), mais également sociaux (hausse des inégalités, précarisation…). 

 La critique se pose également sur la nature partielle (seul ce qui est économiquement mesurable est pris en compte) et paradoxale (tout ce qui est mesuré ne concourt pas forcément à l’accroissement du bien-être de la société) de l’indicateur « PIB ». Ainsi fixer un objectif de compétitivité (sans préciser  réellement sa  nature  ni  sa  finalité) et  de poursuite  de  la croissance est  une chimère puisque depuis cinquante ans le taux moyen de croissance n’a cessé de diminuer. 

 Répéter des politiques qui ont manifestement échoué dans le passé n’est de surcroit pas une solution. 

 

 

 

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Certes, les finances des collectivités locales demeurent globalement saines mais quelle que soit la santé financière actuelle de ces collectivités locales, elles se trouvent toutes face à l’enjeu majeur de réussir à absorber la baisse des concours financiers de l’état et à dégager une capacité d’autofinancement suffisante pour rembourser le capital de leur dette. Dans le même temps, la croissance naturelle des dépenses de fonctionnement et particulièrement les dépenses de personnel s’avère plus dynamique que la croissance des recettes.

Le budget des collectivités locales va devoir être stabilisé, voire diminué, l’emploi va donc être directement impacté car les collectivités vont réduire leurs recrutements et elles vont devoir, en outre stabiliser ou réduire les subventions au monde associatif.

L’investissement public local, qui représente plus de 70% de l’investissement public général va devoir être réduit ce qui va toucher de nombreuses branches d’activités qui fournissent des emplois non délocalisables.

 Au-delà donc de la critique de ce projet de budget, notre tâche est de promouvoir un autre mode de développement partant des besoins sociaux démocratiquement décidés, réduisant les inégalités et respectant les impératifs écologiques.

 Localement, nous nous différencions sur nos engagements : faire vivre une ville démocratique et citoyenne, développer un bouclier social municipal, bâtir une ville à taille humaine et écologique mettant toujours en complémentarité les politiques publiques communales et intercommunales.

 

 

 

 

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Nos trois axes sont :

 

la ville durable, en particulier dans l’ambition qu’elle a pour ses espaces publics,

 

la ville émancipatrice, en particulier dans l’importance qu’elle accorde à l’éducation,

 

la ville solidaire, en particulier dans l’attention qu’elle porte au champ social.

 

Pour être utiles aux Carmausines et Carmausins, ces objectifs respectent une méthode :

 

- celle d’une démocratie locale dans une logique de proximité et de transparence,

 - une gestion optimisée des ressources de la Ville qu’il s’agisse du patrimoine ou des finances publiques,

 - celle d’un véritable dialogue social, du respect des agents municipaux, (lutte contre la précarité sociale, amélioration de la gestion du temps de travail et des horaires atypiques, des déroulements de carrière, conditions de travail des agents en lien avec le public, ...)

 - celle d’une évaluation rigoureuse et régulière des politiques publiques (revue complète des subventions accordées aux associations, critères d’attributions objectifs et transparents, accompagnement des associations et une évaluation des résultats permettront une optimisation de la politique de soutien à la vie associative. Une revue du périmètre d’intervention municipal pour éviter les doublons en termes de compétence territoriale (par exemple la restauration collège) devra être mise en place.

 La crise de confiance des citoyens envers leurs institutions est réelle. Ses effets délétères se mesurent toujours plus fortement. Aussi ancrons-nous notre mandat dans une modernisation radicale de sa relation avec les habitants. 

 

 

 

Dptles assemblee citoyenne

 

 

C’est d’abord se prémunir contre les dérives et les fantasmes de démesure. Carmaux qui change, c’est Carmaux qui donne la parole et écoute. C’est Carmaux qui fait émerger la nouveauté et qui active tous les talents qui mettent la Ville en mouvement. Faire le choix d’accompagner l’émergence c’est agir pour le quotidien des habitants.

 

La pertinence des actions municipales se mesure à l’aune des critères suivants :

- l’intensité des emplois et leur qualité,

- le renforcement des solidarités,

- la diminution des pollutions,

- le développement de la citoyenneté,

- l’amélioration de la qualité de vie.

 

L’ensemble des actions de la Ville doit contribuer à faire de Carmaux une ville durable :

 Cette volonté doit se traduire de manière cohérente et transversale en matière d’aménagement des espaces publics et de végétalisation, de déplacement et d’accessibilité, d’urbanisme, de logement, de transition énergétique, de logistique urbaine, d’alimentation locale et de restauration. Plus largement, cette préoccupation majeure doit être portée dans l’ensemble des relations que la commune entretient avec ses territoires voisins.

 

 

 

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Notre ambition bâtir une ville à taille humaine, avec des quartiers où il fait bon vivre :

Il est nécessaire de sortir de projets démesurés (les Hauts de Carmaux) pour se concentrer sur l’essentiel c’est à dire construire une ville économe en ressources et en énergie, dans le souci de préserver nos biens communs, qu’il s’agisse de l’eau, de l’air ou encore des espaces naturels ou non bâtis.

 

Concernant la restauration municipale, l’objectif est de développer l’alimentation biologique et/ou d’origine locale :

La commande publique permettra d’accentuer les achats de denrées locales. Plus largement la Ville appuiera la structuration des filières, renforcera ou impulsera des liens avec les agriculteurs locaux.

 

 

 

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Ville solidaire :

 Assurer un bouclier social efficace et protecteur nécessite de garantir des services publics adaptés au plus près des besoins et un accès aux droits à tous les habitants, en particulier pour les publics les plus fragiles.

 Pour ce faire, la Ville s’appuie sur le savoir-faire du CCAS pour définir ses politiques dans les domaines du social, des personnes âgées, de la petite enfance, de l’accès aux droits et de la santé.

 Ces politiques s’articuleront autour des pistes d’action suivantes :

- la lutte contre les inégalités,

- l’offre de services pour la petite enfance et le soutien à la fonction parentale,

- l’action sociale pour les jeunes Carmausins,

- la prévention et l’accompagnement du vieillissement et de la perte d’autonomie,

- le soutien aux personnes en situation de grande exclusion,

 

La mise en œuvre de ces politiques sociales sera portée par les services de la Ville et du CCAS.

 

Pour soutenir l’innovation sociale, des politiques structurantes et transversales seront mises en place.

Pour permettre une répartition plus juste des deniers publics, une mise en place de critères d’attribution est nécessaire. Plus globalement en matière associative, la Ville s’engage à créer de nouvelles modalités de partenariat avec le monde associatif. Rationalisons la mutualisation, la collaboration inter associative, la mise en réseau. 

La municipalité a pour ligne directrice la mise en œuvre d’un parcours éducatif cohérent de la Petite enfance à la Jeunesse. Ce parcours nécessite la mise en cohérence des interventions publiques autour des enfants, des adolescents et des jeunes, visant la socialisation pour les plus petits, le développement de l’esprit critique, l’accès à la culture ou encore le bien-être corporel.

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 18/04/2015