POUR L'UNIVERSALISME REPUBLICAIN.

“Dans mon conseil municipal, on ne parle jamais politique ...” 

“ La prochaine fois, il faudra faire quelque chose de plus intelligent ...”

 

Ces 2 phrases-constat m’ont été adressées par 2 élus, l’une par une conseillère départementale, le soir du premier tour des régionales, et l’autre par le maire d’une commune rurale limitrophe, en conseil communautaire.

    À elles seules, ces 2 phrases expliquent le désarroi abstentionniste des électeurs, que nous souhaiterions citoyens et républicains. Ces deux phrases, traduisent, aussi, la défaillance de l’action politique.

    Notre légitimité démocratique, identique pour chacun d’entre nous, nous la tenons du suffrage universel.    Le choix politique actuel résume l’antagonisme des 2 conceptions qu’il y a, dans la continuité originelle de la République.

    La nôtre c’est celle qDecret 1792ui se définit comme universaliste et à laquelle s’ajoute, pour fonder le pacte républicain, le tryptique Liberté, Égalité, Fraternité. De façon partisane, nous l’enrichissons des concepts de Solidarité.

     Notre idée de l’intérêt collectif se décline :

    - sans primauté nationale, sans exclusion d’une frange de la population sur des bases ethnicisées,

    - sans idée de “race blanche”, sans borner notre héritage culturel. Là, où les croyances divisent, le savoir réunit.

 

     L’autre conception se définit en creux en contradiction avec l’article 1 de la Constitution : “ …La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion…. ” 

    

    Pour en revenir aux 2 phrases. La première traduit la gouvernance, c’est à dire la “meilleure  affectation ” des ressources disponibles et limitées. Il s’agit alors moins de gouverner que de gérer. En ces périodes d’austérité et de réponses aux injonctions des milieux financiers, qu’en est-il de la Démocratie et du projet politique ?

    La deuxième se pose en termes d’intelligence. Donner du sens à notre action.

    L’intelligence, c’est le mouvement. Aller de l’avant. Vers un demain progressiste, démocratique de façon progressive. L’intelligence, ce n’est pas utiliser les recettes éculées majoritairement fondées sur les revenus du travail, sur une exploitation effrénée des ressources planétaires, sur une production factice de richesses. L’intelligence c’est promouvoir un projet de société d’emplois à forte utilité sociale et soutenable écologiquement. L’intelligence c’est créer de l’Utopie et aller vers celle-ci.

   Capture d e cran 2015 12 26 a 17 11 42 En conclusion, pourquoi une telle intervention ? Non pas pour donner des leçons mais par volonté de dire tout simplement : l’incendie menace la maison République.

    Si nous n’éteignons pas celui-ci, elle va s’écrouler emportant la démocratie.

    Ne nous voilons pas la face, avec ce repli sur soi, ce refus d’ouverture sur l’Autre, cette méfiance généralisée, c’est la Barbarie qui s’annonce.


Conseil municipal de Carmaux, 17/12/2015.Intervention du conseiller Laurent LEOPARDI (Pour une Alternative Sociale et Ecologique)

Date de dernière mise à jour : 26/12/2015