QUAND LA POSTE NEGOCIE LE VIDE

La rencontre prévue entre les élu-e-s de St BENOÎT DE CARMAUX et les représentant-e-s régionaux de la POSTE a donné ce que tout le monde subodorait : un refus de prendre en compte les besoins de la population

La direction régionale avait envoyé des cadres afin de tester leur capacité de résistance face aux besoins de la population bénédictine. Ils ont parfaitement récité leur leçon : "ne comptent que les bénéfices réalisés par LA POSTE !".

A chaque fois le scénario est le même : ils feignent de s'intéresser à la sociologie locale, qu'ils connaissent parfaitement puisque plusieurs rapports décorent les étagères de leur bureau de l'oubli. Espérons que LA POSTE ne gère pas sa banque comme elle gère ses dossiers car ses clients risqueraient de ne plus retrouver leurs avoirs ...Cela prend le temps qu'il faut. Le but est d'endormir même si c'est très souvent raté, comme ici.

 

Les bureaux communaux sont attaqués un à un... L'un après l'autre voient se réduire les horaires d'ouverture. Quand le tour est fait, on en recommence un autre. Ici, il est question de passer de 30h d'ouverture à 15h ... 3heures par matinée ouvrable .. Grand seigneur, LA POSTE veut bien lâcher un après-midi supplémentaire ...
Dans un an, ou deux, lors du prochain tour, les heures seront reprises... 
 
Le millier de signatures recueillies dans St Benoît atteste que la population tient à son bureau.... Cela n'est plus suffisant. La défense des services publics dans chaque commune passe par l'échelon communautaire. 
La Communauté des Communes du SEGALA CARMAUSIN s'honorerait à consulter la population dont elle gère le territoire afin de savoir de quelle organisation des services publics de proximité elle  a besoin . Et forte de cette consultation, rencontrer les différents serviteurs publics EN S'APPUYANT sur la MOBILISATION CITOYENNE, pour donner les moyens d'un bon fonctionnement.
 
Peut-être que les certitudes d'hier ne rassurent-elles plus celles d'aujourd'hui et que des aménagements seront nécessaires ... Mais cessons de croire que quelques cadres, formés à la pensée unique de la révélation ultralibérale et au mépris des gens, connaissent mieux les problèmes différents et similaires que rencontre la population.
 
Une large consultation de toute cette population, par internet, en assemblées de quartier, donnerait de la force à la citoyenneté des revendications.
Ensemble, refaisons de la politique en battant en brèche la mascarade politicienne faîte de postures avant les élections  et de renoncements, celles-ci terminées. La présidentielle de 2012 en est la douloureuse illustration.
 
Il y avait des élu-e-s carmausins et bénédictins hier et aujourd'hui sur les lieux de lutte. Ils doivent convaincre leurs collègues de rejoindre le mouvement que ne manqueront pas d'impulser les assemblées citoyennes. Un vaste mouvement des citoyen-ne-s communautaires est la condition incontournable  pour aller parler du pays aux financiers de la Poste.
 
Jean-Claude Zablet.

 

Date de dernière mise à jour : 29/08/2015