POUR UN DEBT PUBLIC ... AVANT LA DECISION !

La commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) a adopté la nouvelle carte des intercommunalités et communautés d'agglomération. 

42 élus tarnais, sans contrôle et sans mandats de la population, ont décidé pour plus de 390 000 habitants. Bonjour la Démocratie !

42 élus tarnais et les plus hautes instances gouvernementales dans le Tarn ont pu se coucher le soir avec la conscience tranquille, le sentiment d’avoir bien fait leur travail !

Quel était l’objet de la réunion ? Dépasser les préconisations de la loi NOTRe, en bref être plus royaliste que le roi et dessiner une nouvelle carte des intercommunalités redessinant le champ des compétences.

Ce fonctionnement en intercommunalité ne nous convient pas pour multiples raisons. On dessaisit les mairies de leurs compétences, on éloigne le citoyen du lieu de décisions, on construit une usine à gaz sans unité géographique, sans unité économique. Nous souhaiterions une coopération ponctuelle, librement consentie par les conseils municipaux, sur des projets et non une coopération autoritaire et imposée.

Ces nouvelles intercommunalités auront un impact dans l'avenir sur les habitants : à travers la nouvelle répartition des compétences ou avec les incidences fiscales des nouveaux périmètres.

Disons-le clairement, ces élus ont phagocyté la démocratie. «C'est maintenant que le débat public va avoir lieu», assurent des élus dans La Dépêche ! Un cynisme ou un « foutage de gueule » clairement affirmé et bien loin de l’assentiment démocratique.

 

Localement :certains petits barons, ont réglé des comptes. Ainsi certains ont commencé à écrire le faire-part de la main nourricière qui les a apportés sur les fonts baptismaux. Comme on dit communément, les « socialistes » ont torpillé Quilès. Ironie du sort, Quilès fait appel à la démocratie locale ! Mémoire courte.

L’ensemble des conseils municipaux de la Communauté de Communes Carmausin-Ségala – 3CS avait à se prononcer sur la position retenue par l’interco : « Les communes qui veulent fusionner nous les accueillons, celles qui ne veulent pas nous ne les forçons pas mais nous ne proposons pas de fusion ».

En lisant la presse nous apprenons ce que l’actuel président de l’Interco pense bon pour nous :« Sur proposition de Didier Somen, président du Carmausin, son intercommunalité fusionnera avec le Cordais pour un nouveau territoire allant de Vaour au Ségala ». Dépassement de mandat qui sent les arrangements politiciens de coulisses.

Pour l’instant aucun vice président de la 3CS ne s’est plaint. Y aurait il des complicités pour ce déni de démocratie ?

 

Laurent LEOPARDI, Pour une Alternative Sociale et Ecologique 

Date de dernière mise à jour : 22/04/2016