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Alors que les citoyens sont de plus en plus conscients des enjeux planétaires (changement climatique, la crise énergétique ou écologique) que constatons-nous ?

Une suspicion à l'égard des institutions, de la parole publique, des industriels soumis au pouvoir des marchés, des scientifiques, des experts perçus comme soumis aux lobbies, et en conséquence, une défiance à l'égard du débat public, parfois même un rejet.

Il est indispensable d'inventer de nouvelles formes de participation, permettant aux trois acteurs que sont le citoyen, l'expert et le décideur politique de dialoguer, de collaborer et de construire ensemble. Transparence, rigueur, impartialité, loyauté de la procédure et du débat légitiment la décision.

Pour que les citoyens retrouvent la confiance, il faut que le débat ait lieu suffisamment tôt, en amont des décisions, lorsque les choix, les options ne sont pas arrêtés. Il faut que les citoyens soient entendus. Ce qui est « parler », c'est la préparation et non la décision, qui appartient au politique.

En cette année 2016 (que nous vous souhaitons heureuse) la majorité « relative » locale entendra-t-elle et se réorientera-t-elle ? De nombreuses pistes sont à explorer (budget, démocratie locale, sécurité dans les déplacements, réappropriation de la Cité par les habitants…) qui éviteraient les conflits, le rejet électoral citoyen.

 

Laurent Leopardi (groupe Alternative Sociale et Ecologique)

Date de dernière mise à jour : 22/12/2015