LE REGIONALISME A BESOIN D'UN ETAT FORT

 

« Pour une politique citoyenne, écologique, solidaire, régionaliste « 

 

Ce qui réunit les personnes, avant l’affinité, c’est la langue. Elle est le support de notre organisation affective et sociale. 

L’amour que nombre d’entre nous avons du français, notre langue commune, ne doit pas nous faire oublier que l’amour d’une langue n’est pas réservé aux locuteurs du français.

Qui peut douter qu’un même attachement n’existe pas pour l’Anglais, l’Italien, l’Espagnol, l’Algérien, le Chinois envers sa langue de sein ?

 

L’attachement à notre langue maternelle, aux sonorités merveilleuses de l’enfance s’exerce aussi envers des langues devenues régionales par le fait politique.

 

Il y a moins de contradiction à apprendre, avec le français, la langue dite  régionale, que l’anglais dans les régions gérées par l’Etat français. 

Les langues régionales  unissaient celles et ceux, Humains, qui habitaient cette partie du monde. Elles se perpétuent aujourd’hui ; pour que ses locuteurs ne perdent pas la richesse qu’elles leur offraient, elles s’enseignent. Ces deux langues doivent donc être prioritairement enseignées avec une langue commune à tous les Humains : l’ESPERANTO.

 

Les langues sont le socle culturel de toute société. 

 

Elles ne doivent pas devenir une nouvelle défaite de l’organisation de la société face aux financiers qui pour asseoir leur domination ne disposent que de la division des peuples.

Ainsi la promotion d’une organisation régionale s’entend aussi bien à droite qu’à gauche. Pour l’oligarchie financière, insister sur les langues régionales ne se conçoit qu’en affaiblissant la langue de l’état. En ce qui nous concerne : le français. 

Les heures de son enseignement se réduisent de réforme en réforme. Effacer les subtilités de la langue, la réduire à un dialecte commercialement pragmatique, suffisant pour laisser beaucoup de temps de cerveau disponible, en renforçant la superficialité par quelques heures de langue anglaise ou espagnole ou italienne qui permettent de demander éventuellement le prix d’une saucisse mais pas d’échanger des émotions.

C’est le programme d’émancipation régionale de toutes les droites : affaiblir la langue de l’Etat, promouvoir la langue d’une région n’a qu’un seul but : détruire l’Etat et offrir des petites entités humaines au commerce libre et non faussé.

 

L’émancipation régionale ne peut se penser que dans le cadre d’un Etat fort. Cet état était jusqu’à présent celui de France. L’Etat de France est républicain. La République a, par essence, une vocation universaliste. Entre la République de France et la République de l’univers, on peut faire une première étape dans la République d’Europe. 

En tout cas des peuples d’Europe qui le souhaitent.

Les régionalistes de droite, s’ils étaient cohérents, proposeraient donc à chaque région ( länder, entité)  qui le voudrait, d’adhérer par vote à un même état qui garantirait la liberté, l’égalité des droits des citoyen-ne-s en matière de santé, d’éducation, de sécurité, de justice, d’énergie, de transport, la fraternité écologique et d’apprendre la langue de l’Etat d’origine, l’Espéranto ( obligatoirement !) et la langue de la région.

 

Ils deviendraient alors des régionalistes de gauche.

 

Une politique régionaliste ne peut s’exercer que dans le cadre d’un état fort et avec l’adhésion des citoyen-ne-s de chaque région ayant choisi son organisation. 

Quand les régionalistes de droite manipulent  les langues pour « balkaniser » l’Europe et asseoir une domination étouffante sur les peuples, le régionaliste de gauche les enseigne pour offrir à chaque citoyen l’amour de sa vie et la curiosité et le respect pour celle des autres. .

 

Jean-Claude Zablet.

Date de dernière mise à jour : 04/12/2015