LE POINT SUR LES COMPTEURS CONNECTES

Le débat sur l'implantation des compteurs connectés, que ce soit pour facturer l'eau, l'électricité ou le gaz  révèle à la population que leurs élu-e-s sont aussi peu formés qu'eux.

Il est cependant difficile d'imaginer un autre qualificatif que "DEVOUE-E-S" pour qualifier l'immense majorité des conseiller-e-s municipaux-les. Mais l'intensification de ce débat fait apparaître les premières entorses à la rigueur intellectuelle. D'où la nécessité de ne pas se laisser distraire par des arguments aussi fallacieux que polémiques.

 

La première question qui se pose : qu'apportent ces compteurs connectés à l'usager ? Quel est leur impact sur leur santé, l'environnement, le budget ? Cette question que se pose la population est celle que se posent, peut-être, les élu-e-s. 

IgnesLa communication d'ERDF nie l'impact sur la santé et explique que les usagers, à terme, connaîtront leur consommation en temps réel. On peut se poser la question de la nécessité de connaître sa consommation en temps réel quand la facture se paie à la fin du mois. La question annexe est : "comment peut on connaître la consommation en temps réel ?". Il suffit de poser un capteur sur l'appareil domestique connecté. Pour l'instant , très peu d'entre eux sont équipés. Sans doute le seront ceux qui remplaceront les actuels. Toute émerveillée par l'ignorance des usagers, ERDF annonce fièrement qu'il y aura désormais une dizaine d'index qui feront que l'électricité n'aura pas le même coût aux différents moments de la journée.

On peut aisément imaginer que les compteurs de gaz et d'eau sont conçus dans cette même logique : au moment de fort débit, les tarifs suivront la même ligne. Plus on a besoin d'énergie, plus son coût augmente. C'est la loi du marché : plus tu as besoin, plus tu craches. 

OmsLa deuxième question est " quel impact ces nouvelles technologies auront elles sur le vivant dont l'Humain ? Ce qui revient à poser la question de l'impact sur notre santé. L'argument spécieux, utilisé récemment par le directeur d'ERDF et rapporté dans LE TARN LIBRE, que les ondes seraient aussi dangereuses que le café relève de la malhonnêteté. Car s'il est possible de se passer de café, il sera impossible d'échapper aux ondes qui par définition se répandent partout. Il sera impossible d'y échapper. SI nous restions dans la comparaison d'ERDF, cela voudrait alors dire que la pose des compteurs LINKY entraînera un effet analogue à celui produit par une consommation à tout instant de la journée et de la nuit de café.  En infusion ou perfusion !

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Force est de constater que l'Organisation Mondiale de la Santé considère les ondes électromagnétiques cancérigènes. Ce qui signifie que tous, s'ils ne seront pas atteints, seront exposés. Est il vraiment nécessaire de remplacer les compteurs actuels, qui ne sont pas cancérigènes, par les nouveaux compteurs qui le seront lorsqu'il seront utilisés ? La responsabilité de chacun est engagée. Celle des élu-e-s encore plus !

Les élu-e-s libéraux sont dans leur logique idéologique : seul importe le marché, c'est à dire la loi de l'offre et de la demande. L'individu est réduit à sa dimension financière.

Que viennent faire des élu-e-s se réclamant de la "gauche" dans ce fratras libéral ?

 

Les arguments d'ERDF sont ceux des serviteurs du libéralisme. Au P"S" et à ses alliés, la destruction de l'organisation sociale qui répartit les bénéfices entre le travail et le capital au seul profit de ce dernier.

Aux dirigeant-e-s des services publics de s'assurer la complicité des élu-e-s pour dire aux populations que partout où il y a de la vie, elle doit être livrée au marché.

 

Jean-Claude Zablet

 

Date de dernière mise à jour : 12/03/2016