LES PENSEURS BÊLEURS DU PRODUCTiVISME.

Projets inutiles 1Rousseau dénonçait le progrès matériel quand il ne garantit pas le progrès moral. Bien obligé, aujourd'hui, de constater que les produtivistes qui ont fait main basse sur le département donnent raison au philosophe des Lumières. A nos dépens. Quand les sciences et les techniques n'associent plus les citoyen-ne-s par une volonté commune générale, elles deviennent les montages hideux que nous servent les irresponsables politiques qui ont fait main basse sur le département de JAURES. La soumission des "socialistes" à la loi de l'offre les amènent à mépriser les besoins du peuple. Faire du vent pour faire du fric. Faire de l'inutile pour faire du fric... Faire pour faire... du fric. 

Les peuples du XVIIIème siècle subissaient la monarchie ; on apprécie le sort que leur réserva le peuple. Les monarques d'hier sont devenus les oligarques. Hier le droit divin justifiait le vol des béénfices du travail. Aujourd'hui, c'est le droit de la finance qui justifie la captation des richesses. Le clergé des serviteurs, issus ou non d'une élection, imposent la lithurgie de la dette .

Sans vergogne, les grenouilles départementales s'imaginent aussi importantes que les boeufs nationaux. Et de pratiquer, en césar, les fonctions que la démocratie a mis au service du peuple. Ici on implante de l'éolien industriel pour gaver de subventions des saccageurs de territoire qui laisseront 40% de leurs chancres au repos. Là ils veulent des hectares de hangars pour stocker des montagnes d'objets qu'il faudra bien vendre puisqu'ils ont été fabriqués. A Albi, ils rêvent d'hectares de béton et bitume pour vendre une tringle à rideau le dimanche.

Sivens ne leur a pas suffi. Ils ont besoin de projets nuisibles pour exister aux yeux de celles et ceux qu'ils servent. Et quand leur village ne correspond pas au plan directeur de développement du territoire de la finance, ils s'emparent de structures pour donner de l'importance à leur suffisance. AInsi le SDET se fendant d'un courrier aux maires dans lequel l'armée des vice-présidents appellent au déni de démocratie concernant les compteurs connectés. Ils utilisent des lois, inventent des directives, s'emmêlent les admonestations entre "l'être et le paraître" ne sachant plus ce qui est réel et désiré.

Oligarques de village, grenouilles de fables, laissez vos désirs à votre intimité et rendez la démocratie au réel. 

Les sciences et les techniques ont libéré du temps pour l'humain. Leur utilisation doit être un travail réparti entre tous afin que chacun puisse bénéficier du progrès technique. Il doit aussi être débattu de son utilité et de son organisation pour donner une chance au progrès moral ( volonté commune de partager la liberté). 

Nous avons besoin d'hopitaux et d'école, de transformateurs d' énergies naturelles en énergie électrique, de réseaux de communication et de biens de consommation. Nous avons besoin de transports et de service. Nous avons besoin de pain et de culture. Les assemblées de village et de quartier, de regroupements communaux et de métropole sont parfaitement capables de dire ce dont elles ont besoin. Par exemple, enfouir les lignes électriques et téléphoniques, câbler les habitations, nécessitent du travail humain. Nos oligarques de supermarché grimaceront sur le prix social... lui préférant le coût financier.

Projets inutiles 2Dividendes contre travail humain : la dépense sera la même . Pas la richesse.

Finissons en avec les travaux inutiles qui étaient coûteux et deviennent nuisibles à l'humain et à la nature. Finissons en avec la grand messe financière qui révèle la faiblesse des convictions démocratiques des élus par défaut. Finissons en avec vos contritions sur cette dette inventée de toute pièce par les renoncements fiscaux et les abandons sociaux et écologiques.

Une voie alternative existe : la démocratie, qui vous fait tant peur, la  dessinera différemment. Si votre pensée est unique ( à l'unisson libéral), le pouvoir ne l'est pas.

Martial Auriol.

Date de dernière mise à jour : 12/05/2016