ITRON LE JUS DU SERVICE PUBLIC ; LES LICENCIEMENTS DU PROFIT

La société Itron, spécialisée dans les ressources en énergie et en eau, est passée par quelques turbulences sociales avant de se poser sur le tapis rouge du dangereux compteur LINKY, déroulé par les pouvoirs publics. 

Itron 01Cela était même allé jusqu'à l'Assemblée nationale quand un groupe de salariés avait été reçu par le groupe Gauche démocrate et républicaine, majoritairement communiste. L'américain ITRON voulait délocaliser la fabrication des LINKY en Hongrie où comme chacun le sait, la liberté d'entreprendre ressemble à s'y méprendre au dumping social. Cela revenait quasiment à supprimer l'activité de l'usine de CHASSENEUIL, dans la Vienne.  Cette usine consacrait son activité à la fabrication du Linky dont le seul client est ErDF. La CGT, dans son rôle de défense de l'emploi salarié, faisait valoir  les motifs purement boursiers de ce saccage social. Et ITRON, se gavant de fonds publics, fit un geste en laissant quelques miettes sociales à CHASSENEUIL. 

Le groupe a maintenu une centaine d'emplois, le cours de l'action a fait un bond, et 66 millions de Français sont en danger .

Concilier l'emploi avec l'intérêt général n'est certes pas facile en ces temps de délire libéral. Les Panama Papers nous rappellent que les 50 milliards de dettes de l'économie française sont bien peu face aux 80 milliards d'optimisation fiscale échappant à l'impôt. Les Français payant pour les tricheurs bénis par la loi libérale.

Certes concilier l'emploi et l'équilibre écologique n'est pas facile, surtout si on est indifférent à cette relation. Ce qui ne peut être le cas de la politique et de ceux qui se dévouent pour l'intérêt général.

Optimisation fiscalePour résoudre ce problème, chacun suit la pente de son engagement politique. Les libéraux de droite et "socialistes" considèrent que c'est l'avidité des actionnaires qui crée l'emploi. Plus il y  d'argent à gagner, plus ils condescendent à laisser quelques miettes à ceux qui produisent. ils appellent cela la loi de l'offre. Quand ils accèdent au pouvoir, ils se hâtent de "légaliser" cette opinion en écrivant des lois : défiscaliser les heures sup et non remplacement d'un fonctionnaire sur deux pour le mandat de Sarkozy. Sous Hollande, c'est le tsunami : 80 milliards de défiscalisation offerts au patronat et la loi El Khomri qui détruit le code social de notre pays pour soumettre le peuple aux actionnaires. Le message est clair : l'emploi est une variable d'ajustement des profits. Fabriquons tout et n'importe quoi : si ça marche, payons quelques heures au travail. La facture sociale et écologique est payée par tous.

Ainsi, dans notre région, il y eut SIVENS : un projet de 8 millions pour que quelques uns puissent s'enrichir de n'importe quoi et le règlement du désastre écologique et sanitaire pour tous. Il y a maintenant l'autoroute CASTRES-TOULOUSE, le saccage éolien du parc du Haut Languedoc, le super bricolage albigeois de la RENAUDIE, ... et les compteurs connectés : eau et LINKY.

Il existe une autre voie dont la pente est l'Alternative Sociale et Ecologique qui part des besoins de l'Humain. Ils sont les nécessités de JOURS HEUREUX pour la vie : EAU, AIR, SANTE, EDUCATION, ENERGIE, TRANSPORT, SECURITE, JUSTICE. Toute production, de téléviseurs ou de soins, de machines outil ou de jouets, de légumes ou de courant électrique ne se fait qu'en respectant la règle verte de ne pas prélever plus de ressources de la planète que ce qu'elle peut reproduire. L'harmonie entre l'activité humaine et la nature suppose que les rapports entre les humains soient équilibrés. Règle sociale et règle verte sont étroitement liées.

L'association "SOL et EAU" est l'antidote, dans le Ségala carmausin, à l'agriculture industrielle de SIVENS. Elle harmonise la relation de l'agriculture et de la nature et permet aux agriculteurs de vivre de leur travail. Elle démontre que cette règle verte est sociale. L'argent dépensé à perte pour toujours plus de pesticides et autres saloperies est investi dans des pratiques durables.

Le refus de l'implantation des compteurs connectés devient majoritaire dans la population, dès lors qu'elle est informée. L'opiniâtreté et la qualité du travail des associations telle que Robin des Toîts y est pour beaucoup. C'est maintenant l'heure des politiques. Aussi peu informés que la population, les voilà maintenant avertis par ces mêmes associations. Il leur revient de mettre en oeuvre ce refus. Puisqu'ils ont choisi de déléguer l'entretien et la maintenance des réseaux au SDET, ils doivent donner mission à ce syndicat de refuser au concessionnaire qu'il choisira, au nom des communes, toute implantation de compteurs connectés.

Pour cela, les conseils municipaux de toutes les communes du Ségala carmausin, isolément ou rassemblées dans une intercommunalité,  doivent débattre publiquement de leur choix. Car l'implantation de ce compteur nuit gravement à la santé, à la liberté et au porte monnaie.

03 ecologieIl est particulièrement odieux que notre propriété collective, ErDF, se retourne contre nous, comme un chien enragé mordrait la main de son maître. La logique libérale s'imposerait alors jusqu'en notre intimité de foyer. L'ETAT, via ErDF, installant des espions parasitaires de la finance sous notre nez. Comme si nous étions devenus irresponsables et demandions à nous dépouiller.

Les producteurs délectricité, quels que soient leur technologie, du nucléaire au renouvelable se moquent éperdument du compteur qui nous plumera. Si cela est cohérent venant des tenants du nucléaire, cela devient problématique dès lors que le fournisseur se réclame d'un monde écologiquement propre. A quoi cela sert-il de fabriquer une énergie électrique à partir de phénomènes naturels si on se fout des émissions d'ondes fortement nuisibles à la santé humaine ? Et si les cellules humaines sont atteintes, il doit en aller de même pour celles la flore et de la faune, bétail compris.

Mais, qui a jamais entendu un poireau se plaindre .... ailleurs que dans notre santé abîmée ?

L'épisode de ST BENOIT de CARMAUX fut utile pour démontrer que même animée des meilleurs sentiments sociaux, une municipalité peut prendre la vessie d'ITRON pour une lanterne sociale. La qualification des salariés de  CHASSENEUIL peut servir à la fabrication d'autres produits que financiers, unique souci des actionnaires d'ITRON. Nos vies valent plus que leurs profits.

Et puisque ErDF ne peut envoyer que des bonimenteurs incapables de prouver les bienfaits humains, financiers et politiques (la liberté individuelle)  des compteurs connectés, le débat peut se passer de leur présence. Le degrè d'information de la salle bénédictine révèle une réelle connaissance du dossier. Cette connaissance est le terreau de l'insoumissison.

D'ailleurs qui imaginerait un débat sur les transports publics animé par un vendeur d'automobiles ? Et un débat sur l'agriculture validé par la présence savante d'un baratineur de la FNSEA ?

Le débat doit s'effectuer entre les utilisateurs, citoyens d'une République que les manifestatnt-e-s contre la loi El Khomri veulent sociale.

 

 

Jean-Claude Zablet.

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 09/04/2016